Louis Porcher (1940 -2014) : Visionnaire, Stratège, Polémiste
Coordonné par Jacques Cortès
Préface suivie de la présentation des recherches
Contributions
A la recherche de la francophonie perdue. Mémoire d’un acteur engagé, déçu et perplexe
Libres propos à la lumière de Louis Porcher : liberté, égalité et apprentissage du français
Porcher visionnaire… - Alerte, Monsieur Thibaut est revenu et il a vendu le Bec Bunsen ! Objectifs spécifiques, activité et besoins des apprenants : pour un retour de la méthodologie
Plasticité des concepts et pérennité épistémologique : Les théories de Louis Porcher à l’épreuve du temps
Louis Porcher romancier de fiction : Archives de la Presqu’île Légende
La pensée antagoniste chez Louis Porcher
L’intéressant et le démonstratif : à propos des zones de proximité des communications médiatiques et académiques
Le concept universel-singulier de L. Porcher et la question des universaux en didactique des langues
École parallèle et dictature des médias par gros temps numériques
Pour la beauté du geste : plaidoyer pour une didactique de la gestualité
Annexes du numéro
→Profil des auteurs de ce numéro→Consignes aux auteurs de la revue Synergies Europe→Le GERFLINT et ses publicationsSynopsis
Louis Porcher ne s’est jamais laissé enfermer dans une spécialité conceptuelle ou disciplinaire. L’épigramme était une de ses armes préférées contre la balourdise des convaincus. C’était, à sa manière, un humoriste et un polémiste redoutables comme l’indique ce petite texte (légèrement retouché) où il évoque la poésie « constamment tiraillée entre deux secteurs fondamentaux de la connaissance : celui de l’art et celui du langage..., donc presque toujours prise entre deux feux, coincée entre le mysticisme de l’esthétisme et les courtes vues de quelques positivistes revanchards ». Et l’épigramme arrive comme un boulet : « les uns (les esthètes) s’enchantent de ne rien comprendre à ce qu’ils disent, en savourant les frissons délicieux de ceux qui les regardent en ayant l’impression de comprendre ; les autres (les positivistes) se demandent gravement ou l’écume aux lèvres, si « aboli bibelot d’inanité sonore » ce ne pourrait pas être, au fond, un simple canular d’étudiant ».
C’est dans cet esprit à mi-chemin entre raison et imagination qu’il faut lire ce recueil d’études, recherches et réflexions que nous dédions à la pensée à la fois légère, souriante, pénétrante et tenace de Louis Porcher.
Jacques Cortès
Références du texte cité : Poèmes à l’école, Bernard Blot, Louis Porcher, Armand Colin/ Bourrelier, Paris, 1980.

