Trương Quang Đệ, Penseur humaniste vietnamien, Et le « Gai savoir » libérateur (volume 2)
Coordonné par Nguyen Lan Trung
Première Partie : Trương Quang Đệ homme de culture et de science
I. Hommages
Trương Quang Đệ, ce grand francophone et humaniste que je connais !
A piece of memory
Trương Quang Đệ : À la recherche du Beau dans l’enseignement
À la Recherche du Beau dans l’oeuvre de Stendhal
II. Six Travaux comparatifs de Trương Quang Đệ en linguistique et Didactique des Langues-Cultures
La Morphologie : Éléments essentiels pour former le sentiment linguistique des apprenants vietnamiens
Questions de linguistique : Éléments de Grammaire de Texte (GT)
Les sentences parallèles, un jeu de mathématique moderne pour les anciens lettrés
Les verbes délocutifs en français et en vietnamien
L'enseignant face à des problèmes d’ordre socio-culturel
Les méthodes d’apprentissage-apprentissage du français, langue étrangère
III. Varias
Les auteurs vietnamiens d’expression française
Alexandre Dumas-père et la littérature spectacle
J’ai deux amours : mon pays et l’Afrique
Hué, ville qui se veut francophone
Deuxième Partie : Trương Quang Đệ, grand écrivain et poète de langue française
Synopsis
Au terme de ce Tome 2, après de multiples essais de réflexion et d’écriture qui le font briller de mille feux, on découvrira quelques poèmes nourris des valeurs qui ont permis à Trương Quang Đệ de construire sa vie. Un mot les résume toutes : TOI, qui résonne dans le quatrain suivant comme une déclaration d’amour :
L’amour nous fait agir comme le ver-à-soie
Uniquement soucieux sur la carte du tendre
D’enrouler du bonheur pour aimer et répandre
Le fil mystérieux qui me rattache à TOI
TOI, c’est le Pays natal pour lequel on s’est bien battu ; c’est l’étranger du bout du monde avec qui le destin nous a permis d’aller partager des moments essentiels ; ce sont les « instants de bonheur » dans l’exercice de cet apostolat que deviennent l’art et la manière d’enseigner lorsqu’on possède la « fibre » idoine ; ce sont aussi, bien sûr, les histoires délicieuses d’amour qui, hélas, finissent toujours mal (comme dit la chanson) mais qui laissent des traces indélébiles dans notre stock de souvenirs. TOI c’est encore la famille et la lumière dont elle a bien souvent la bonté de nous inonder pour affronter le malheur, la fatigue des ans et la hantise de la solitude. Mais ce TOI, très allusivement, discrètement, profondément, et en dépit du fait qu’il s’agit d’un simple indice pronominal, c’est enfin et surtout, la figure allégorique d’une véritable passion pour la langue française, sa littérature et sa culture que laissent deviner, dans le poème ci-dessus, la « carte du tendre » et l’interminable fil de soie du bonheur.
A une époque où d’aucuns s’accommodent déjà du déclin prétendument inéluctable des valeurs françaises dans le monde, saluons respectueusement, en la personne du Professeur Trương Quang Đệ, un francophone particulièrement éminent, convaincant et émouvant en ces temps de pensée unique et de consensus béat. Une telle somme de travail méritait de sortir de l’ombre. Un tel témoignage ne pouvait plus être ignoré.
(La rédaction)

