Moi et l’Autre : communiquer avec autrui, favoriser la rencontre, traduire
Hommage à Dominique Rougé · Coordonné par Renata Niziołek
Présentation
Introduction à l’œuvre théorique d’Antoine Berman, traductologue français
Nicole Oresme et translatio studii
La communication problématique entre la mère et la fille. La vie et l’œuvre de Françoise Mallet-Joris
L’Autre communiquant avec la langue maternelle d’Autrui – les fautes des Français qui apprennent le polonais
La multiplicité et la différence en tant que narrations de la modernité – vers un dialogue créatif avec « l’altérité »
L’expression morphologique et périphrastique de l’aspect lors de la traduction du polonais vers le français
Le personnage – l’Autre dans La maison de papier de Françoise Mallet-Joris
La rencontre avec l’Autre dans les écrits autobiographiques de Simone de Beauvoir
Autrui et la communication ou du solipsisme au scepticisme
Le verbe devoir et ses équivalents polonais dans le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne : analyse contrastive
L’ image d’un réel dérangeant et tristement neutre de la non-existence - l’écriture minimaliste de Nicole Malinconi
« L’échange unilatéral » ou le dialogue impossible. Exemple des Lettres portugaises
L’art – moyen de communication en temps de guerre ? Sorj Chalandon, Le quatrième mur.
Varias
Synopsis
Le présent numéro de Synergies Pologne a pour nous une valeur toute particulière car nous l’avons conçu en hommage à notre ami et collègue Dominique Rougé, disparu beaucoup trop tôt et trop brutalement en mars 2013. Dominique a vécu parmi nous plus de 20 ans. Psychologue de formation, il a décidé au début des années 90 de venir vivre en Pologne, et c’est ici que sa vie a pris un tournant décisif. Il s’était passionné pour la langue, l’a apprise et tout a suivi: passion pour la culture, l’histoire et la littérature polonaises qu’il connaissait mieux que certains de ses amis polonais (c’est ce qu’ils répétaient toujours avec admiration). Sa culture était immense dans bien des domaines. Il a travaillé sur l’oeuvre d’auteurs du XXème siècle en qui il trouvait des échos à ses propres interrogations. Pour résumer l’orientation de son travail, on peut retenir la phrase de Nietzsche qu’il a citée en exergue d’un de ses textes: « De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang est esprit ».

