Langues, idées, cultures : regards croisés sur la France et la Russie
Coordonné par Aurelia Kotkiewicz et Larissa Muradova
Avant-Propos
Le portrait du tsar russe Pierre le Grand fait par le duc de Saint-Simon dans le contexte des remarques générales sur le portrait littéraire
Voltaire, Rousseau et Levshin dans le débat sur la Providence. La réception russe de la pensée des Lumières françaises
Retour de l’URSS d’André Gide
À contre-courant de l’idéologie de l’époque − les visages de l’antisoviétisme dans les journaux d’Eugène Ionesco
La France – terre d’accueil de la pensée libre d’Andreï Siniavski, dissident russe
L’identité culturelle franco-russe et sa représentation dans Enfance de Nathalie Sarraute
Les belles-lettres russes conquièrent l’Europe : le phénomène des traductions indirectes dans la réception de la littérature russe en Espagne
Les titres littéraires : problèmes de la traduction
Les clauses générales comme expressions vagues – analyse jurilinguistique
Boustringovitch ou le fils de hareng - quelques remarques sur le premier volume des aventures de Tintin, « Tintin au pays des Soviets »
Stewardessa kak princessa ou deux types de comparaison et deux fondements du discours ironique
Annexes du numéro
→Profils des contributeurs→Projet pour le nº 16 - 2019→Consignes aux auteurs→Publications du GERFLINTSynopsis
Ce numéro est le fruit du travail de chercheurs espagnols, français, polonais et russes et répond au désir de favoriser, d’approfondir et de multiplier les échanges entre les spécialistes qui ont pour but de mettre en lumière des questions litigieuses concernant les langues, littératures et cultures françaises et russes, compte tenu du fait que depuis des dizaines d’années, ces peuples ont fait preuve d’un mutuel enrichissement intellectuel. Nombreux sont les linguistes russes qui ont effectué des recherches novatrices sur le français, de même que des savants français ont eu le russe comme objet d’étude. On ne peut nier l’interpénétration des littératures russe et française dont l’apport à la culture mondiale s’est avéré très important, ni négliger la quantité de traductions d’œuvres classiques et modernes entre ces deux langues. Déjà au XIXe siècle, Alexandre Pouchkine soulignait que la littérature française avait une influence des plus profondes sur la littérature russe. Au cours du même siècle, Prosper Mérimée faisait connaître en France les œuvres de Pouchkine, Tourguéniev et d’autres écrivains russes. À l’époque actuelle, on constate l’expansion de la prose française contemporaine en Russie.

