Traduire la culture : transfert et créativité
Coordonné par Ana Clara Santos
Avant-propos
Traduction et transferts : importation et réception des biens littéraires et artistiques
Le traducteur et sa conscience
Répertoire(s) et transferts culturels au théâtre au XIXe siècle
Guerre contre le gallicisme ! L’intervention de la censure dans la réception du théâtre français au Portugal au XIXe siècle
Traductions de Madame Bovary au Portugal entre le XIXe et le XXIe siècle
Un siècle de traductions françaises de Le Gardeur de troupeaux d’Alberto Caeiro
D’Omar Khayyam à Fernando Pessoa et à Pierre Seghers : traduction, recréation, transfert ?
Traduction et créativité : pratiques de (ré)écriture dans le milieu littéraire et culturel
La lettre exhumée ou les ambages de la traduction (XIIe-XIIIe siècles)
L’Histoire de Mira, un récit bref dans les mots de Madame d’Aulnoy : traduction en langue portugaise et réévaluation herméneutique
Une double hospitalité : Aucun de nous ne reviendra ou du texte-voix original à son immersion en langue portugaise
Traduction et créativité : d’un cadre conceptuel à la pratique
Traduction et publicité : analyse comparative du spot publicitaire de "La vache qui rit" / "A Vaca que ri" (2010)
Annexes du numéro
→Profils des contributeurs→Projet pour le nº 9 - 2021→Consignes aux auteurs→Publications du GERFLINTSynopsis
Les auteurs de ce numéro ont su relever le défi et cerner les enjeux de la traduction de la langue et de la culture d’un pays à l’autre, entre la France et le Portugal, entre le Portugal et la France, à différents moments de leurs rapports culturels autour d’une esthétique, d’un auteur ou d’une pratique culturelle donnée. En interrogeant le phénomène de la traduction et de l’importation dans une autre culture, nous soulevons aussi une question centrale au sein de l’histoire culturelle, celle des études de réception et la place de la création au creuset entre production et célébration. Dans sa Petite écologie des études littéraires, Jean-Marie Schaeffer (2011) osait invoquer les « oublis sélectifs » de l’histoire littéraire pour conclure que « ce que la postérité a retenu ne fait sens que si on le situe par rapport à ce qu’elle a oublié ». Quelle place doit-on alors accorder à la traduction et aux textes traduits et adaptés dans l’histoire littéraire et culturelle nationale ?


