Langage et affectivité : perspectives épistémologiques et linguistiques
Coordonné par Elena Vladimirska et David Romand
Introduction. Bref état des lieux sur l’étude de l’affectivité dans les sciences du langage actuelles
Dialogisme et vie affective. Contribution a une grammaire des émotions
L’affectivité dialogiquement étendue
De la subjectivité à l’affect : étude du marqueur espèce
L’émotivité d’une langue à l’autre : La traduction des formes d’émotivité dans les dialogues littéraires (norvégien vs. italien et français)
La représentation des émotions dans les proverbes français/lettons/russes
Les questions introduites en estonien par kuidas (‘comment’) et en français par comment dans un contexte de surprise
Peines et plaisirs pandémiques à la lumière de la philosophie sensualiste
Linguistique et esthétique : deux sciences de la forme. Le cas de l’école de Genève
Entre efficacité et sentiment d’auto-efficacité : le cas des apprenants du français langue étrangère
Varia
Compte rendu
Annexes du numéro
→Profils des contributeurs→Projet pour le nº 17 – 2023→Consignes aux auteurs→Publications du GERFLINTSynopsis
Depuis quelques décennies, la question des rapports entre langage et affectivité fait l'objet d'un nombre toujours plus considérable de travaux, non seulement dans le champ de la linguistique proprement dite, mais aussi dans celui de l’anthropologie du langage, de la philosophie du langage, de l’esthétique du langage et des études littéraires, et de l’histoire des sciences du langage. Transdisciplinaire par excellence, et liée à une grande variété d’approches thématiques et méthodologiques, l’étude du rôle et de la place des émotions, sentiments et phénomènes mentaux associés dans le langage concerne des domaines de recherches aussi variés que la sémantique, la morphologie, la lexicologie, la pragmatique, la rhétorique ou la métalinguistique – pour n’en citer que quelques-uns. Problématique désormais ubiquiste et très populaire des sciences du langage, la question des rapports entre langage et affectivité n’a pourtant donné lieu, jusqu’ici, qu’à un nombre étonnamment limité de travaux de synthèse, singulièrement dans le champ francophone. Le présent numéro, en plus de dresser, en introduction, un bref état des lieux sur la question, s’intéressera à la manière dont la notion d’état affectif est aujourd’hui envisagée dans la philosophie du langage, la sémantique, l’analyse du discours, l’histoire des idées linguistiques et la didactique des langues, à travers les contributions de treize auteurs, linguistiques, philosophes, historiens des idées et didacticiens.

